Métiers
Orthophoniste
Les professions de la rééducationDESCRIPTIF METIER
C’est la surdité due à l’âge, à une maladie ou à des accidents cérébraux qui prive certaines personnes âgées de leurs facultés d’expression : elles peuvent alors s’isoler du monde extérieur. En prenant en charge ces troubles de la communication, l’orthophoniste è réapprend è aux personnes à s’exprimer et les aide à retrouver une vie sociale.
« UN TRAVAIL AXÉ SUR LES OBJETS ET LES SOUVENIRS… »
Thierry Rousseau, 51 ans, orthophoniste en Unité pour personnes âgées désorientées (UPAD).
« J’exerce le métier d’orthophoniste depuis 27 ans. Je me suis spécialisé auprès des personnes âgées, suite à une thèse de doctorat en psychologie, qui m’a amené à travailler sur la maladie d’Alzheimer. Actuellement, j’exerce en institution où je suis chargé d’une Unité pour personnes âgées désorientées (UPAD), qui accueille 24 malades d’Alzheimer. Auprès d’eux, je développe une approche écosystémique. Pour être schématique : je m’intéresse à leurs histoires de vie, leurs centres d’intérêts, leurs passions, afin d’établir un dialogue avec eux. C’est un travail axé sur des objets, des souvenirs : un album photo, le métier qu’ils exerçaient par le passé… Suite à une évaluation, je pars des capacités de communication restantes de la personne et tente de les maintenir en éveil. Cela nécessite un travail avec l’entourage familial et les professionnels de soins. Sachant qu’il y a peu de chance que l’état de santé du patient s’améliore, il faut rester positif et ne pas se décourager. Mon but : maintenir la communication entre les familles et leurs proches le plus longtemps possible. »
Profil
L’orthophoniste doit posséder une personnalité dynamique, un excellent sens des relations humaines, un bon équilibre personnel et des qualités telles que la patience et le sens de l’écoute. Par ailleurs, les techniques de rééducation qu’il utilise nécessitent des connaissances dans des disciplines variées : grammaire et orthographe, psychologie, logique mathématique, phonétique, dessin, musique…
Fonction
L’orthophoniste prévient et prend en charge, sur prescription médicale, les troubles de la communication écrite et orale. A ce titre, il s’occupe des malentendants auxquels il apprend à lire et à parler sur les lèvres, mais également d’enfants souffrant de problèmes d’expression, de lecture, d’orthographe ou de bégaiement. Il soigne également des adultes ayant des troubles de la voix (chanteurs, professeurs…) ou privés de leurs facultés d’expression ou de compréhension (surdité, accidents cérébraux).
Exercice
Les orthophonistes exercent, pour la plupart, en libéral (pour presque 80 % d’entre eux). A ce titre, ils travaillent principalement en cabinet individuel, en cabinet de groupe ou au domicile du patient. Les autres sont salariés : ils exercent alors soit dans le secteur public (services hospitaliers de pédiatrie, neurologie, ORL ou de rééducation fonctionnelle), soit dans le secteur privé dans des centres spécialisés (instituts médico-psychopédagogiques…)
Effectifs
A l’heure actuelle, 15 357 orthophonistes exercent en France, dont plus de 95 % de femmes.
Salaire
Dans le secteur public, un orthophoniste débute sa carrière avec un salaire mensuel net de 1 394,95 euros. En fin de carrière, et selon son grade, sa rémunération peut atteindre 2 999,71 euros nets par mois. En exercice libéral, le salaire mensuel brut moyen d’une jeune orthophoniste est d’environ 1 600 euros.
FORMATION
Formation
Impossible de devenir orthophoniste sans décrocher le certificat de capacité d’orthophoniste. Ce diplôme se prépare en quatre ans, dans 13 centres de formation dépendant des facultés de médecine.
Evolution
Après une expérience professionnelle de cinq ans, l’orthophoniste hospitalier peut préparer en un an le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants orthophonistes.
CONDITIONS D'EXERCICE
Les orthophonistes exercent, pour la plupart, en libéral (pour presque 80 % d’entre eux). A ce titre, ils travaillent principalement en cabinet individuel, en cabinet de groupe ou au domicile du patient. Pour exercer en libéral, un jeune orthophoniste doit créer ou reprendre une clientèle : il peut s’installer seul ou avec d’autres professions paramédicales, ou se rendre au domicile des patients. Pour travailler en tant que salarié (14 % des 14 000 orthophonistes recensés le sont), les débouchés se situent dans le secteur public (services hospitaliers de pédiatrie, neurologie, rééducation fonctionnelle…) et dans le privé, au sein de structures spécialisées (instituts médico-pédagogiques, instituts pour enfants handicapés, etc.). Un nouveau décret d’actes paru en mai 2002 élargit le domaine de compétences des orthophonistes dans la mesure où ils peuvent participer à l’organisation d’actions d’éducation sanitaire ou de dépistage, et mener des actions de formation et de recherche. Il permet le développement du travail en réseau, l’échange d’informations et conforte le rôle et la place des orthophonistes dans la mise en œuvre du plan gouvernemental de lutte contre les troubles spécifiques du langage.
Les étudiants qui sortent chaque année de la formation d’orthophoniste trouvent tous un emploi (le taux de chômage chez les orthophonistes est de l’ordre de 1 %), mais ils doivent être prêts à changer éventuellement de région. En effet, certaines zones manquent d’orthophonistes, alors que d’autres sont saturées.








