Métiers
Opticien-Lunetier
Les professions de la rééducationDESCRIPTIF METIER
« ETRE PASSIONNÉ ME SEMBLE PRIMORDIAL ! »
Céline Boiserault, 26 ans, opticien-lunetier dans le secteur privé.
« Etre opticien-lunetier, c’est avant tout appartenir au secteur paramédical. Dans un premier temps, je vérifie les ordonnances des clients, prescrites par les ophtalmologistes. Ensuite, je choisis une monture qui concilie l’aspect esthétique à la puissance du verre, pour un bon rendu final. Je commande des verres, que je travaille en fonction des problèmes de vue des personnes qui viennent me voir. Pour exercer ce métier, être passionné me semble primordial car le travail à effectuer peut être très long, même si je pense qu’avant tout, il faut aimer les gens ! Auprès des personnes âgées, nous réalisons notamment des verres progressifs – pour la vision de près – ou encore des verres à double foyer. L’approche est différente, car la personne âgée a besoin d’être rassurée, entourée, elle a besoin qu’on lui accorde beaucoup de temps. »
Profil
Rigueur et précision sont les qualités requises pour exercer le métier d’opticien-lunetier. Technicien méticuleux, ce professionnel réalise des montures parfaitement adaptées à ses clients. Ses capacités relationnelles, son sens de l’accueil et sa disponibilité doivent être associés à une curiosité naturelle pour les nouvelles technologies.
Fonction
L’opticien-lunetier réalise, adapte et vend des articles destinés à corriger les déficiences visuelles. Il conseille les utilisateurs et commercialise également des fournitures telles que des lunettes de soleil, des étuis, des produits d’entretien et des instruments d’optique. Organisé, il se charge aussi de la gestion des stocks, de la définition de l’équipement adéquat et du management des salariés.
Exercice
Les opticiens-lunetiers travaillent essentiellement dans le secteur privé en tant que gérant de société (32 %) ou en tant que salarié (64 %). Les formes d’exploitation de fonds d’optique-lunetterie sont très variées (entreprises individuelles, société en nom collectif, société à responsabilité limitée, société par actions simplifiée, société anonyme, etc.). Il existe aussi quelques emplois dans le secteur hospitalier.
Effectifs
A l’heure actuelle, 13 679 opticiens-lunetiers exercent en France, dont 45 % de femmes.
Salaire
Un jeune diplômé perçoit un salaire mensuel brut compris entre 1 200 et 1 650 euros, selon ses responsabilités et l’importance du magasin. Après plusieurs années d’expérience, la rémunération est comprise entre 1 800 et 2 300 euros.
FORMATION
Formation
Pour exercer le métier d’opticien-lunetier et ouvrir un jour un commerce, le BTS opticien-lunetier est obligatoire. Ce diplôme, de niveau bac + 2, se prépare en deux ans dans les lycées d’enseignement général et technologique, et en trois ans dans les écoles privées. Il peut également être préparé dans le cadre d’un contrat d’apprentissage.
Evolution
L’opticien-lunetier peut se spécialiser dans les domaines de l’optique physiologique et de l’optométrie via :
- une maîtrise des sciences et techniques (MST) d’optique physiologique et optométrie à l’université Aix-Marseille III, qui se prépare en deux ans ;
- une MST optique de contact et optométrie, préparée en deux ans au centre d’optométrie de Paris XI, en collaboration avec l’Institut supérieur d’optique, et à la faculté libre de sciences de Lille ;
- un DESS d’optique physiologique et optométrie, qui permet d’obtenir le grade de master en analyse de la vision.
CONDITIONS D'EXERCICE
Quelque 29 millions de Français portent des lunettes ou des lentilles, et le secteur de l’optique-lunetterie se porte plutôt bien : le vieillissement de la population et un meilleur suivi médical y contribuent largement. Il existe actuellement, en France, 7 500 points de vente. Les opticiens-lunetiers travaillent essentiellement dans le secteur privé en tant que gérant de société (32 %) ou en tant que salarié (64 %). Les formes d’exploitation de fonds d’optique-lunetterie sont très variées (entreprises individuelles, société en nom collectif, société à responsabilité limitée, société par actions simplifiées, société anonyme, etc.). Il existe aussi quelques emplois dans le secteur hospitalier. Le secteur est soumis à une forte concurrence. Les jeunes diplômés ne rencontrent pas de difficultés pour être recrutés en tant que salariés dans un point de vente, généralement en CDI. Les femmes représentent 70 % des effectifs. Après quelques années, un opticien peut décider de créer son propre point de vente, sous réserve de disposer d’un investissement de départ important, et en sachant que la concurrence fait rage…








