Métiers
Masseur-Kinésithérapeute
Les professions de la rééducationDESCRIPTIF METIER
A la suite d’une immobilisation après une chute, ou d’un alitement prolongé, les personnes âgées peuvent avoir perdu une partie de leurs capacités fonctionnelles : marche, mouvements, gestes particuliers… Les séances de kinésithérapie les aident alors à rétablir des fonctions déficientes et à retrouver une certaine autonomie. Parce qu’il contribue à la rééducation corporelle, le masseur-kinésithérapeute est un maillon de la chaîne des soins.
Profil
Dans ce métier, où il est nécessaire d’être debout la plupart du temps, la résistance est essentielle. La patience et une certaine force physique sont également nécessaires pour manipuler les personnes fragilisées, réaliser les massages et répéter les exercices. Ajoutons l’écoute, l’attention et un bon équilibre psychologique afin de travailler efficacement auprès des individus lourdement handicapés.
Fonction
Spécialiste de la rééducation motrice et fonctionnelle, le masseur-kinésithérapeute soigne par le massage et la gymnastique médicale. Il soulage les personnes qui ont des rhumatismes, des problèmes musculaires, mais également les malades atteints de paralysie, de troubles neurologiques, d’affections respiratoires ou circulatoires. Son leitmotiv : les aider à retrouver une fonction motrice normale. Tous ces actes à but thérapeutique s’effectuent sur prescription médicale. La relaxation et les drainages lymphatiques font également partie de sa fonction. Il dispose d’appareils souvent diversifiés tels que la boue, l’hydrothérapie ou encore les infrarouges, afin de remplir au mieux sa mission.
Exercice
Les masseurs-kinésithérapeutes exercent essentiellement à titre libéral (77 %), soit individuellement soit au sein d’une société (société civile professionnelle, société d’exercice libéral, etc.). Souvent, les nouveaux diplômés commencent par un poste de remplaçant dans un cabinet ou dans un établissement de santé, ou bien par un poste d’assistant dans un cabinet. Une grande majorité des salariés travaillent dans la fonction publique hospitalière (18 % contre 5 % dans le secteur privé).
Effectifs
A l’heure actuelle, 56 440 masseurs-kinésithérapeutes exercent en France, dont 42 % de femmes.
Salaire
Dans le secteur public, un masseur-kinésithérapeute débute sa carrière avec un salaire mensuel net de 1 394,95 euros. En fin de carrière, et selon son grade, sa rémunération peut atteindre 2 999,71 euros nets par mois. Dans le privé, son salaire est généralement plus élevé.
FORMATION
Formation
Pour avoir le droit d’exercer ce métier, il faut être titulaire du diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute. Il se prépare en trois ans, après un bac S de préférence, dans l’une des 33 écoles publiques ou privées agréées.
Evolution
Après une expérience professionnelle de cinq ans, le masseur-kinésithérapeute hospitalier peut préparer en un an le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants masseurs-kinésithérapeutes.
CONDITIONS D'EXERCICE
Les masseurs-kinésithérapeutes exercent essentiellement à titre libéral (77 %), soit individuellement soit au sein d’une société (société civile professionnelle, société d’exercice libéral, etc.). Souvent, les nouveaux diplômés commencent par un poste de remplaçant dans un cabinet ou dans un établissement de santé, ou bien par un poste d’assistant dans un cabinet. Une grande majorité des salariés travaillent dans la fonction publique hospitalière (18 % contre 5 % dans le secteur privé). Environ 57 000 masseurs-kinésithérapeutes exercent aujourd’hui en France. Malgré un taux de chômage très faible dans la profession (moins de 2 %), les débouchés varient beaucoup d’une région à une autre. Pour s’installer en libéral, mieux vaut éviter les régions déjà saturées (l’Ile-de-France, le Sud) et choisir une zone rurale, le nord ou l’est de la France, qui manquent de kinésithérapeutes et offrent de belles perspectives d’emploi. Les masseurs-kinésithérapeutes s’associent souvent à des confrères ou à d’autres professionnels paramédicaux pour partager les frais d’installation. Avant d’investir dans l’achat ou la reprise d’un cabinet, un kinésithérapeute débute souvent par des contrats précaires, des remplacements (parfois saisonniers) dans les établissements publics ou privés : centres de thalassothérapie, de rééducation, de remise en forme… Les remplacements en cabinet sont également nombreux. L’emploi salarié progresse lentement dans les hôpitaux, publics ou privés.








