Métiers
Diététicien
Les professions de la rééducationDESCRIPTIF METIER
« Pour être en bonne santé, il faut manger équilibré. » Cette règle s’applique à tous les âges : bébés, enfants, adultes et personnes âgées. Lorsqu’on vieillit, on a souvent moins d’appétit, mais l’organisme a toujours des besoins nutritionnels auxquels une alimentation adaptée pourra répondre. Auprès des personnes âgées, le rôle du diététicien prend tout son sens : en établissant des régimes adaptés à leur état de santé, il veille à ce que leurs besoins spécifiques soient respectés.
« J’ESSAYE D’ADAPTER L’ALIMENTATION À TOUS LES PROBLEMES DE SANTÉ »
Nadine Soubiès, 49 ans, diététicienne au sein d’un hôpital gériatrique. « C’est en travaillant dans un service de rééducation vasculaire, où j’ai constaté qu’il était très difficile de mettre en place une alimentation adaptée aux personnes âgées, que je me suis progressivement intéressée au problème. C’est ce qui m’a permis de collaborer avec l’équipe projet d’un hôpital gériatrique. Nous avons travaillé avant son ouverture sur tous les problèmes d’alimentation avec pour but majeur de joindre la convivialité à la nutrition. D’un point de vue alimentaire, les personnes âgées ayant moins de goût, d’appétit et d’odorat, ma mission est de les remettre sur pied en prenant en compte leurs pathologies. Dans mon métier il y a deux versants – d’autant plus vérifiés dans le domaine gériatrique. L’un est d’ordre organisationnel : choisir les produits, les modes de préparation, les menus… Et l’autre est plus thérapeutique puisqu’il fonctionne sur l’application de prescriptions médicales. J’essaye d’adapter l’alimentation à tous les problèmes de santé que rencontrent les patients en jouant notamment sur la convivialité. Dans mon établissement, cela fonctionne par un système de préparation sur place, via une ma”tresse de maison. Mon but : que les patients se sentent suffisamment à l’aise au moment des repas pour s’alimenter au mieux. »
Profil
Le métier de diététicien requiert de réelles aptitudes, en matière d’écoute et de communication. Le diététicien se doit d’être perspicace, posséder un bon esprit d’analyse et de synthèse pour trouver le régime le plus adapté au patient. Il doit également faire preuve de pédagogie pour expliquer au mieux ses propositions de régime.
Fonction
Le diététicien apporte ses compétences scientifiques et techniques afin d’assurer l’équilibre nutritionnel des personnes dont il a la charge. Il établit des régimes sur prescription médicale dans le respect des règles qui lui ont été prodiguées via sa formation. Il s’occupe notamment des problèmes d’anorexie, de boulimie, d’obésité, de diabète ou encore de cholestérol. Son but : apprendre à ses patients les bases d’une bonne alimentation. Sorte de repère, il établit des règles nutritionnelles qu’il adapte à chaque problématique. En collaboration étroite avec des médecins ou des chercheurs, il se doit d’être à la pointe de toutes les nouvelles techniques et découvertes pour assurer au mieux sa fonction. En maison de retraite, il suit le malade de son admission à sa sortie et établit un régime alimentaire en fonction de son état de santé. La restauration collective (établissements scolaires, restaurants d’entreprises…) est une autre voie pour le diététicien, qui aura alors pour rôle de veiller à l’équilibre nutritionnel des menus servis. En cabinet libéral, il reçoit les patients que lui envoient les médecins et soigne les troubles de la nutrition.
Exercice
En tant que salarié, il travaille surtout dans le secteur hospitalier public ou privé où il est intégré à l’équipe médicale et paramédicale, la restauration collective. En libéral, le diététicien possède sa propre clientèle et travaille en collaboration avec les médecins (l’exercice libéral ne concerne que 8 % environ des diététiciens). Il exerce soit dans un cabinet individuel, soit au sein d’une société d’exercice libéral.
Effectifs
A l’heure actuelle, 4 500 diététiciens exercent en France, dont 98 % de femmes.
Salaire
Dans le secteur public, un diététicien débute sa carrière avec un salaire mensuel net de 1 394,95 euros. En fin de carrière, et selon son grade, sa rémunération peut atteindre 2 999, 71 euros nets par mois. Le salaire est généralement plus élevé dans le privé.
FORMATION
Formation
Les diététiciens sont titulaires soit d’un brevet de technicien supérieur diététique (BTS) soit d’un diplôme universitaire de technologie de génie biologique, option diététique (DUT).
Evolution
Après une expérience professionnelle de cinq ans, le diététicien hospitalier peut préparer en un an le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants diététiciens.
CONDITIONS D'EXERCICE
Plus de 4 000 diététiciens et diététiciennes exercent en France. La profession a vu le jour en 1949. Elle est donc jeune, à l’image de ses membres : la majorité a moins de 45 ans.
En tant que salarié, le diététicien travaille surtout dans le secteur hospitalier public ou privé où il est intégré à l’équipe médicale et paramédicale, la restauration collective ou l’industrie agroalimentaire. En libéral, le diététicien a sa propre clientèle et travaille en collaboration avec les médecins (l’exercice libéral ne concerne que 8 % environ des diététiciens). Il exerce soit dans un cabinet individuel, soit au sein d’une société d’exercice libéral. Un nombre important d’emplois se situent dans les hôpitaux publics et privés (80 %), et dans tous les établissements de soins (maisons de convalescence, cliniques...). Malgré des difficultés de recrutement, les besoins existent, notamment dans le secteur hospitalier et dans les municipalités.
Cependant, dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS), 800 postes de diététicien doivent être créés à l’hôpital d’ici à 2005.
Les premiers pas d’un jeune diététicien restent donc difficiles. Il est souvent obligé de commencer sa carrière par des remplacements dans plusieurs établissements. Après cette période, l’accès à un emploi stable à temps plein est facilité. Pour décrocher un premier emploi, les nouveaux diplômés peuvent prospecter du côté de la recherche, des entreprises du secteur agroalimentaire et de la restauration collective (cantines scolaires, restaurants d’entreprise, centres sportifs…).








