Métiers
Prothésiste dentaire
Les professions médico-techniques ou du transportDESCRIPTIF METIER
Le prothésiste dentaire reçoit les empreintes correspondant au travail demandé, assorties des indications du chirurgien-dentiste, du stomatologue ou de l’orthodontiste. C’est à lui de concevoir et de fabriquer la prothèse (bridge, couronne, dentier, appareil orthodontique mobile ou fixe…) à partir de ces éléments.
Profil
Le sens de l’harmonie, de l’esthétique, la minutie et l’adresse manuelle sont les qualités d’un bon prothésiste dentaire. Savoir travailler dans l’urgence est également un plus.
Fonction
Couronnes, bridges, dents sur pivot, dentiers ou appareils d’orthodontie… Le prothésiste est un véritable artisan. Sur commande du dentiste, le prothésiste dentaire fabrique, répare ou modifie des prothèses, ces è fausses dents è que l’on pose soit à la place des dents lorsqu’elles sont cassées ou malades, soit sur les dents mêmes pour les reconstituer. Il réalise également certains appareils dentaires correctifs, prescrits par les stomatologues.
Exercice
Les prothésistes dentaires exercent souvent dans des laboratoires. Il s’agit surtout de petites entreprises artisanales. A noter que 15 % de ces professionnels travaillent dans des cabinets dentaires, dans des centres de santé, des mutuelles et des hôpitaux.
Salaire
La rémunération varie en fonction du niveau de formation : à partir du Smic pour un CAP et jusqu’à 1 784 euros bruts avec le brevet technique des métiers.
FORMATION
Formation
Pour exercer ce métier, il est indispensable d’obtenir le CAP prothésiste dentaire (niveau V). Ce diplôme se prépare en deux ans dans les lycées professionnels, en trois ans dans les centres de formation d’apprentis (CFA). Théoriquement, l’entrée en CAP est accessible aux élèves de troisième. Dans les faits, pour répondre au niveau élevé de cette formation (notamment en sciences), les candidats qui se présentent sont souvent issus d’une classe de première, voire après avoir obtenu le baccalauréat. L’accès à ce CAP est donc très sélectif.
Evolution
L’Union nationale patronale des prothésistes dentaires (UNPPD) propose aux prothésistes dentaires déjà diplômés et possédant cinq à huit ans de pratique des spécialisations sanctionnées par un CPES (certificat pratique d’études supérieures) dans une discipline technique : céramique, prothèse adjointe totale et prothèse conjointe.
CONDITIONS D'EXERCICE
Les prothésistes exercent surtout dans des laboratoires : environ 6 000 laboratoires sont implantés en France et emploient près de 22 000 salariés. Ils peuvent aussi être salariés dans des cabinets dentaires (15 %) ou exercer dans le secteur libéral. Les possibilités de carrière sont actuellement très limitées : d’une part, le taux de chômage est élevé (600 postes par an pour 2 000 diplômés), d’autre part, le coût de l’installation est élevé (entre 120 000 et 160 000 euros).








